« Mettez de l’art dans votre panier »

Vendredi 6 novembre de 19h à 21h

Samedi 7 et dimanche 8 novembre de 14h à 18h

La Maison de la Laïcité de Sainte-Walburge vous invite à son expo-vente Marché de l’art « Mettez de l’art dans votre panier »

Soirée spéciale le vendredi 6 novembre de 19h à 21h.

Ouverture les 7 et 8 novembre 2020 de 14h à 18h.

22 exposants : peinture, gravure, bois, photo, céramique, textiles, customisation …..Il y aura de nouvelles techniques de pouring et de broderie cette année.

A la Maison de la Laïcité de Sainte-Walburge

Place Sainte-Walburge 1

4000 Liège

Entrée gratuite

Renseignements au 04/233 50 71

Avec la collaboration de la Ville de Liège et la Province de Liège.

Les exposants de cette année:

ALARDOT Anne – ALIBRANDI Caterina – CABAY Anne-Laure – COULON Jany – DE BEY Eddy – DE LAMPER Anne – FRANCOIS Anneliese – FUMAL Jean-Charles – JACOMIN Georgette – LEKENS Marie – LIZEN Liliane – MARECHAL Ingrid – MARTELLO Maude – MARTIN France – NDAYISHIMIYE Honoré – NOTELAERS Anne – RANALDI Angela – RENSON Josiane – SEREXHE Anne-Marie – SKRABAK Catherine – TROQUETTE Nathalie – WINTGENS Arlette

Permanences ADMD

Permanence ADMD

Choisir de mourir dans la dignité : une liberté, un droit.

L’inattendu peut se produire n’importe quand car la mort n’a pas d’âge, la maladie non plus. 

Il faut donc oser en parler, dépasser le tabou.

L’ADMD propose à ses membres deux déclarations anticipées à faire connaitre leurs dernières volontés : celle relative à la déclaration anticipée d’euthanasie conformément à la loi du 28 mai 2002 relative à l’euthanasie et la déclaration anticipée de refus de traitement conformément à la loi du 22 août 2002 relative aux droits du patient.

Cette antenne a donc pour but de répondre au mieux possible à toutes les questions que chacun est en droit de se poser concernant la fin de vie.

Contacter Mr Ivan Lanotte 0472 80 71 55 – ivan.lanotte@admd.be

Kits hygiène

Chères amies,

Chers amis,

La Fédération des Maisons de la Laïcité s’associe au projet initié par le Conseil des Femmes Francophones de Belgique (dont la présidente Sylvie Lausberg est également directrice de la cellule Stratégie au CAL) pour collecter des produits d’hygiène de base pour femmes et les redistribuer via son réseau.

Pourquoi cette récolte et pourquoi maintenant ?

La crise du Covid-19 a mis en lumière un constat alarmant : les femmes précarisées se trouvent dans l’incapacité de se procurer des produits d’hygiène de base; elles sont réellement dans un état de détresse.

Aidons–les en récoltant via nos Maisons de la Laïcité : brosses à dents, tampons, rasoir, mousse à raser, déodorant, shampoing, serviettes hygiéniques, trousse, déodorant, gel hydroalcoolique, masque (jetable ou en tissus).

5 affiches A3 vous parviendront bientôt dans vos ML. N’hésitez pas à nous contacter pour d’autres formats ou plus.

N’hésitez pas non plus à partager l’information via les réseaux sociaux, par exemple à partir de notre page Facebook https://www.facebook.com/fdml.be

Le déconfinement progressif nous permet petit à petit de rouvrir nos permanences. Ne ratons pas ce moment où plus que jamais la laïcité doit être solidarité.

Une page sur notre site https://www.fdml.be/solidarite-femmes reprend les informations et la liste – QUE VOUS POUVEZ FAIRE GRANDIR – d’endroits de dépôts.

Il suffit de nous signaler votre participation !

Éditorial de la rentrée J106

Editorial

Chère Amie, Cher Ami,

On raconte qu’autrefois vivait un être… ordinaire, banal… et pourtant, tout gonflé de prétention et d’orgueil.

Oisif, à force de regarder autour de lui, il finit par imaginer en être le centre, le plus abouti… (comme la pointe d’une pyramide par exemple… !!!) Celui à qui on ne peut refuser aucun caprice.

Un jour, il  se mit à envier les oiseaux : « ils font ce qu’ils veulent et se posent à n’importe quel endroit »  pensa-t-il.

Une voix venue de l’espace lui répondit : « soit, je te l’accorde » Notre petit être se conforta et se mit à voler.

Du haut d’un perchoir où il venait de se poser, il vit un arbre plusieurs fois centenaire et se mit à rêver d’être ce géant pour sa force et sa longévité… « soit ! Fit la voix une nouvelle fois, tu seras cet arbre et tu vivras longtemps »

Le temps passait, de nombreux oiseaux avaient niché chez lui, mais planté là, prisonnier de ses racines,  il se mit à manquer de liberté

Alors, il rêva bien plus grand… en tournant la tête, une énorme montagne lui apparut… Mais il se persuada vite qu’au-delà de celle-ci, se trouvait encore quelque chose de plus intéressant et qu’il serait mesquin de faire encore des petits bonds alors que, manifestement, il lui suffisait d’émettre un vœu pour qu’il se réalise.

Il cria : « je veux être le tout. Tout ce que je vois autour de moi, tout ce qui est, je veux le connaître pour mieux le dominer… et d’ailleurs, je veux aussi être toi.

« Soit » entendit-il et puis ce fut le silence. Des siècles et des siècles passèrent ainsi… sans aucune contrariété et pas davantage de grande joie.

Un jour, il commença à ressentir un léger gratouillement tout en bas de ses flancs.

D’abord il n’y prêta aucune attention mais la petite sensation finit par se transformer en douleur de plus en plus vive.

Il lui sembla alors que tout ce qui le composait dans sa grande majesté était en train de s’effriter et il en conçut une véritable maladie.

Il souffrait maintenant tous les jours un peu plus… Tant qu’il se souvint du bonheur qui était le sien à l’époque où il n’était qu’un petit être.

Il regrettait amèrement son ambition démesurée  lorsqu’il entendit une petite voix. Elle était intérieure, à la fois faible et déterminée : « je suis un homme, le même que celui que tu as été jadis. Te souviens-tu de tes ambitions ? Je veux moi aussi découvrir. Je sais quelles sont tes souffrances car en toi, tout est pourri et la guérison peu probable serait de surcroît, longue et douloureuse car l’ambition et l’égoïsme t’ont aveuglé.

« Donne-moi ta place et prends la mienne » implora le monde.

Mais il était bien trop tard.

Je ne suis pas là pour prendre ta place, les valeurs que je défends sont incompatibles avec celles sur lesquelles tu t’es construit.

Tout était dit.

Le sujet mérite-t-il que l’on en parle… et surtout que l’on y réfléchisse … deux fois de suite ?…

La dernière fois, nous avions relevé la vulnérabilité de l’homme… « abouti » face à un être aussi minuscule.

Depuis, des mesures de toutes sortes ont été prises pour tenter de juguler ses attaques répétées… avec un certain succès, il faut bien le reconnaître.

Aujourd’hui, nous le connaissons un peu mieux et au vu des mois qui viennent de s’écouler et des résultats obtenus, on pouvait croire légitimement que notre démarche était la bonne.

Sans doute d’ailleurs l’était-elle, chacune, chacun en effet se sentait en danger.

Sauf découvertes spectaculaires et notoirement imminentes, la nature même des contraintes imposées peut nous laisser à penser qu’aujourd’hui seules les valeurs que nous défendons sont de nature à amener des résultats satisfaisants.

Le partage assurerait à chacun les meilleures conditions de vie possibles.

La solidarité amènerait l’empathie nécessaire pour ne rien provoquer au détriment de tous.

La liberté consentie, universellement reconnue comme un droit dû à chacun.

Chère Amie, Cher Ami, je vous remercie de m’avoir suivi.

Soyons Laïques !

                                                       Francis

Retour de Mobi’tic

La Maison de la Laïcité de Sainte-Walburge a le plaisir de vous inviter à participer aux modules de formations du projet Mobi’tic de la Province de Liège.

Nous vous proposons des ateliers de découverte de l’informatique pour les seniors.

Attention : il est obligatoire d’amener son propre matériel.  De plus, les ateliers seront limités à 5 personnes.

Le jeudi 3 septembre 2020 à 9h30 et 13h Le monde du matériel numérique

Tablettes, ordinateurs portables, smartphones, liseuses, tablettes hybrides, … Comment s’y retrouver parmi tous ces produits ? A quoi servent-ils ? Lequel acheter ? Comment décrypter les publicités ? … Que vous possédiez déjà l’un ou l’autre de ces appareils ou non, cette conférence vous donnera de nombreux conseils, soit pour mieux comprendre ce que vous avez en mains, soit pour vous aiguiller dans votre prochain achat, qui sera réfléchi et répondra au mieux à vos besoins.

Le jeudi 1er octobre 2020 à 9h30 et 13h

Apprivoiser Facebook Messenger sur smartphone

Vous pouvez rester en contact, par message ou téléphone, via des applications (ou « apps ») sur smartphone.

Nous avons choisi ici de faire découvrir Facebook Messenger, une application sur smartphone simple à prendre en main mais cachant quelques subtilités utiles et/ou amusantes !

Nous proposons, à travers ce module, de découvrir les fonctionnalités suivantes de Facebook Messenger : S’inscrire sur Facebook / Ajouter des contacts / Démarrer une discussion / Chatter et communiquer oralement ou en vidéo/ Paramétrer l’application

Le jeudi 19 novembre 2019 à 9h30 et 13h (date à confirmer)

Les messageries instantanées : Watsapp …

Vous pouvez rester en contact, par message ou téléphone, via des applications (ou « apps ») sur smartphone.

Nous avons choisi ici de faire découvrir WhatsApp, une application sur smartphone simple à prendre en main, mais cachant quelques subtilités utiles et/ou amusantes !

SMARTPHONE OBLIGATOIRE

Le jeudi 17 décembre 2020 à 9h30 et 13h (date à confirmer)

Gérer au quotidien un compte de messagerie en ligne

Un compte de messagerie électronique, à quoi ça sert ? Disposer d’une adresse électronique permet d’envoyer et de recevoir des mails. Découvrons également certaines fonctionnalités utiles telles que : l’ajout de pièces jointes, la gestion des destinataires (contacts, copies, copies cachées,…), la création et la gestion de dossiers, la modification de certains paramètres

SMARTPHONE OBLIGATOIRE

Réservation obligatoire au 04/233 50 71 ou 0473/53 06 72.

Rendez-vous place Sainte-Walburge 1 – 4000 Liège.

GRATUIT

Quelle rentrée scolaire en septembre ?

L’intrusion du virus dans notre société a fait douter de la capacité de notre système hospitalier à accueillir et soigner les malades de plus en plus nombreux (d’autant plus que les politiques d’austérité et de rigueur budgétaire avaient conduit au manque de moyens de fonctionnement du système des soins de santé)

Dès lors, les autorités, conseillées par des experts médicaux, ont imposé un confinement (salutaire) sévère à la population, ralentissant (voire, arrêtant) l’activité économique et entraînant la fermeture des écoles.

Lorsque les dégâts dus à la pandémie ont commencé à se faire moins anxiogènes et que la connaissance du virus s’est améliorée (notamment en ce qui concerne sa dangerosité pour les enfants), des voix se sont élevées pour plaider la réouverture des écoles. La lettre des pédiatres, après d’autres appels venant principalement des milieux économiques a achevé de convaincre les autorités de rouvrir les écoles (d’abord progressivement, puis totalement, sans toutefois rétablir l’obligation scolaire).

Les arguments avancés, tout à fait pertinents (outre les aspects économiques qui imposaient la « garde » des enfants à l’école pour permettre le retour des parents au travail) portaient essentiellement, d’une part, sur la crainte que les lacunes dans les apprentissages ne soient gravement préjudiciables aux jeunes si on tardait à décréter leur retour à l’école et d’autre part, sur le rôle primordial que joue l’école dans l’indispensable processus de socialisation de l’enfant et de l’adolescent.

En ce qui concerne les apprentissages, il faut, sans nier les dangers soulignés, relativiser le cri d’alarme de l’opinion :

  • 4 mois de cours sur une scolarité de 13 ans, cela représente 3% ;
  • Avant le confinement, et depuis des années, la pénurie d’enseignants avait déjà privé de très nombreux étudiants des heures de cours prévues (notamment en langues, mathématiques, géographie et cours techniques) ;
  • La grille horaire qu’impose le tronc commun du NON pacte de NON excellence va diminuer le nombre d’heures d’apprentissage du français et des mathématiques, matières pourtant souvent considérées comme essentielles, qualifiées, à juste titre, « savoirs de base » (on peut estimer que sur les trois années du tronc commun secondaire, c’est de l’équivalent de cinq mois de cours de français ou de mathématique que seront privés les élèves… et personne ne s’en émeut).

Toutefois, ces rappels ne peuvent pas nous exonérer de la prise en compte de la réalité des conséquences de l’absence de scolarisation pendant les mois de confinement. Il faut dès lors, au risque de nier le rôle même de l’école, mettre en œuvre toutes les stratégies possibles pour que les élèves ne subissent pas les retombées scolairement préjudiciables des décisions de fermeture des écoles que la situation sanitaire dramatique a imposées.

D’autant plus, que parmi les arguments avancés (légitimement) par les nombreux experts en faveur du retour des enfants à l’école, figure le constat que cette diminution de la maîtrise des savoirs va davantage pénaliser les enfants des milieux défavorisés. Actons bien cette prise de position des experts :  la diminution de la maîtrise des savoirs est un facteur de creusement des inégalités. Autrement dit, pour rendre notre système éducatif moins inégalitaire (objectif central de toute action éducative), il faut impérativement rendre l’école exigeante : le laxisme en éducation creuse les inégalités en rappelant cette citation de Philippe MEIRIEU (pédagogue français) « ne pas être exigeant avec les enfants de pauvres, c’est les mépriser ».

Et, c’est là un immense paradoxe, car le NON pacte de NON excellence que l’on veut imposer aux écoles risque, au contraire, de diminuer la maîtrise des savoirs et dès lors d’accentuer les inégalités.

En effet, il fixe des objectifs présentés comme pédagogiques mais dont il chiffre lui-même les économies (1) que son application permettra de réaliser.

Pour atteindre ces objectifs (2), conseillés par le consultant McKinsey, les « auteurs » (3) de cette « nouvelle bible » veulent mettre en place des plans de pilotage (qu’il serait plus explicite de nommer « plan de pilotage-coercition-culpabilisation-sanction »). Sous couvert d’autonomie, de participation, de responsabilisation, (4) ils vont contraindre les écoles à atteindre des objectifs chiffrés (par exemple : telle école devra impérativement limiter le nombre de redoublements à « x »). (5) On transforme ainsi l’enseignant, ce professionnel de l’éducation, en « boulier compteur », la qualité de l’action pédagogique n’étant plus l’objectif essentiel : ce qui compte, c’est le chiffre. (6)

On peut donc craindre que sous la pression des DCO et DZ (7) et de l’armée mexicaine de contrôleurs (non pas pédagogiques mais budgétaires), les équipes éducatives, sous peine de sanctions, ne diminuent leurs exigences pour atteindre les objectifs fixés.(8) D’autant plus que le pouvoir, s’il fixe des objectifs de résultats, ne se donne pas des objectifs de moyens.(9) Rien ne garantit que des moyens pédagogiques efficaces et pertinents seront financés pour mettre en place une réelle « école de la réussite « (nombre d’élèves par classe, heures de remédiation, action sociale vers les familles, structures financées pour mieux répondre aux besoins d‘enfants et d’adolescents ; bref, s’inspirer des actions pédagogiques menées dans l’école finlandaise, par exemple, à l’opposé de la vision budgétaire des zélateurs du Pacte.(10)

En septembre, il faudra mettre en place une stratégie permettant à tous les élèves de maîtriser les savoirs et compétences indispensables au travers d’un étalement et d’une priorisation des apprentissages pour pallier les lacunes et manques dus à la fermeture forcée des écoles. Il s’agira d’accorder une attention particulière aux élèves qui éprouvaient déjà des difficultés avant le confinement (l’action des CPMS doit être renforcée).

La préparation de cette rentrée devra envisager toutes les hypothèses dont, notamment, celle d’une recrudescence de la propagation du virus. Cette anticipation doit, dans toute la mesure du possible, éviter les mesures prises dans la précipitation provoquant anxiété et doute sur la pertinence des injonctions. En particulier, il faudra rappeler le principe de l’obligation scolaire et définir clairement et de manière transparente les valeurs des paramètres qui contraindraient les autorités à décréter un nouveau confinement

Il s’agira d’identifier les savoirs, essentiels à la poursuite des études, qui ne sont pas maîtrisés en tenant compte de deux facteurs :

  • La fréquentation scolaire a été très variable d’une école à l’autre (de 10 à 90%) ;
  • De nombreuses études montrent que les élèves de milieux défavorisés ont davantage que les autres différé le retour à l’école.

Dès lors, une école n’étant pas l’autre, les objectifs et méthodes pédagogiques doivent être définis par les enseignants, seuls capables d’identifier les spécificités et les contraintes de chaque établissement scolaire.

Le virage numérique que d’aucuns appellent pour relever ces défis ne risque-t-il pas de creuser davantage les inégalités, en transformant une fracture numérique en une fracture sociale ? De plus, il ne faudrait pas que la sortie de cette crise exceptionnelle soit le prétexte pour renier les principes essentiels d’une action éducative participative, socialisante, basée sur l’auto-socio-construction, sur la motivation, sur le projet, sur l’interaction au sein de la classe, bref sur les fondements de la pédagogie active. Comme le manuel scolaire, l’ordinateur ne peut être qu’un outil, qu’un auxiliaire et son introduction à l’école ne peut conduire à une « standardisation », voire une « taylorisation » que risquerait de provoquer une privatisation larvée de l’apprentissage.

Il serait incompréhensible que l’on recommence en septembre en réactivant « les plans de pilotage », La crise sanitaire les a gelés, qu’ils restent aux oubliettes

L’école, les enseignants, les élèves, les élèves en difficulté, les élèves issus de milieux défavorisés, N’ont PAS besoin de plan de pilotage, de DCO, de DZ qui détournent l’action éducative de ses objectifs véritables pour une gestion administrative, bureaucratique, inutile, chronophage et culpabilisatrice (11)

Tous ont besoin de confiance pour assurer la maîtrise des savoirs par tous et lutter contre les inégalités

Les enseignants ont besoin de moyens humains supplémentaires affectés à la lutte contre les inégalités. (12)

Le 1er septembre : les priorités des directions et des enseignants (13)

• Identifier les savoirs non acquis suite au confinement et indispensables à la poursuite des études
• Mettre en œuvre les stratégies pour pallier les lacunes constatées
• Accorder toute leur énergie pour aider les enfants en décrochage

Alors qu’on leur « foute la paix » avec les élucubrations pseudo-pédagogiques des plans de pilotage qui ne font que tenter de masquer les objectifs managériaux et budgétaires

Directions et enseignants ont autre chose de plus important à faire

(Et les DCO et DZ seront plus utiles dans des classes, pour aider les enfants en difficulté que de générer une usine à gaz technico-bureaucratique)

C’est en faisant confiance aux enseignants que nous surmonterons les conséquences de l’absence de scolarisation et que nous construirons une école qui s’attaquera réellement au déterminisme social qu’exprimait si bien Pierre BOURDIEU quand il écrivait « que l’école transforme ceux qui héritent en ceux qui méritent, en transformant les inégalités sociales en inégalités scolaires »

Jules JASSELETTE

Ancien enseignant

Ancien Secrétaire de la Régionale de Liège de la CGSP ENSEIGNEMENT

Ancien Echevin de l’Instruction publique de la Ville de Liège

  1. Lire les pages 315 à 317 de l’avis fondateur du NON pacte de NON excellence
  2. « On ne doit pas oublier que l’objectif, c’est de réaliser des économies par effet retour (redoublement, réforme du qualifiant). Ce n’est pas un gros mot de le dire ». (Pierre Yves JEHOLET, Président du Gouvernement de la Communauté française, LE SOIR  8/2/2020)
  3. « Le pacte, c’est 75 % McKinsey » (Eugène Ernst, secrétaire général CSC Enseignement)
  4. « En fait le pacte d’excellence par son dispositif de pilotage n’accorde pas plus d’autonomie. Il contribue à augmenter le poids des contraintes par une culture antinomique à l’enseignement : la culture du management des services marchandisés » (Guy MARTIN)
  5. « Le pilotage par les résultats, cette vision de l’enseignement venue des pays anglo-saxons tend à diriger les écoles comme des chaînes automatisées de production, l’œil rivé sur les résultats ? Chaque école qui n’atteint pas les objectifs chiffrés subit un plan dit d’accompagnement – pour ne pas dire de redressement- avant de nouvelles sanctions » (Barbara TRACHTE, alors députée Ecolo)
  6.  « Il s’agit d’objectifs de gestion, mais d’objectifs pédagogiques ou éducatifs, aucunement. Le système de pilotage qui se met en place rabaisse l’action éducative des enseignants et des établissements scolaires à l’ambition d’un boulier compteur » (LIGUE DE L’ENSEIGNEMENT)
  7. DCO :  délégués aux contrats d’objectifs chargés de vérifier l’atteinte des objectifs chiffrés, aucune mission pédagogique, explicitement exclue par le décret) DZ : les « chefs » des DCO (les directeurs de zone)
  8. « Le tronc commun et le non redoublement doivent être associés à des mesures…Notre principale critique du Pacte est justement qu’il prétend introduire un tronc commun sans prendre ces dispositions-là, avec le risque de courir à l’échec, c’est-à-dire d’abaisser leurs ambitions » (Nico HIRTT, APED)
  9. « Nous disons et écrivons que le tronc commun tel que prévu dans le pacte ne réussira pas et qu’il conduira à plus d’inégalité et/ou à une baisse de niveau généralisée » (Nico HIRTT : Appel Pour une Ecole Démocratique)
  10. « Le pacte prévoit d’ajuster les normes d’encadrement, de faire diminuer l’échec ou encore de rationaliser certaines options. Trois interventions qui feront diminuer la facture » (Thierry CASTAGNE, Fondation pour l’enseignement, 17/6/2019)
  11. « l’école actuelle me semble plus dirigée par des gestionnaires que par des visionnaires ; Le système n’est plus regardé que comme une « plomberie administrative. On le fait fonctionner avec des outils du management, sans que les acteurs ne perçoivent un vrai projet, de vraies valeurs à promouvoir, capables de fédérer les énergies. Les enseignants ont été prolétarisés en ce qu’on ne leur demande plus d’être autre chose que des exécutants assujettis à l’obligation de résultats » (Philippe MEIRIEU)
  12. « Nous considérons que l’organisation de l’enseignement ne doit pas se calquer sur celle d’une usine de production » (mouvement Freinet/Equipes populaires novembre 2019)
  13. « …la réouverture des écoles devra privilégier le rattrapage des apprentissages manqués pendant cette situation de confinement, avec la nécessité qu’un véritable apprentissage différencié soit mis en place tout au long de l’année scolaire prochaine afin de résorber autant que possible les inégalités d’apprentissage « (« (déconfinement sociétal », rapport d’expertises académiques, 17 avril 2020, cité par le journal de la CSC)